Au "Sangliers" de Balaruc, au moins 500 chasseurs !

Date : Mardi 06 avril 2010 @ 22:20:10 :: Sujet : Tribune des Membres PCAP... Racontez... Publiez vos articles...

Ah, le Trail des Sangliers à Balaruc-les-Bains ! Je crois que c’était un temps pour eux, vous savez, un temps pour gratter la terre plus facilement ! Car il avait encore plu dans la nuit. Pas au point de partir avec le K-way, comme une année passée, mais le ciel était gris, clair .

mais gris. Et la température, presque fraîche, qui faisait que les tenues longues n’étaient pas ridicules.




En tous cas au départ, bien du « peuple » (puisque les dossards étaient à « la Maison du Peuple » :

          

330 pour le 31 km (dénivelé 1020 m) et 120 pour le 15 km (dénivelé 470 m), aux dires de l’ami Philippe Panetta, au micro d’Hérault Sports mais nous étions bien plus, je pense sur

 

le 15 et les 500 partants étaient sûrement là sur les deux distances.
 

Un grand parking sur un terrain herbeux -un peu loin du départ, mais bon…- ambulances, pompiers (qui étaient aussi dans la course), police municipale, ravitaillements, fléchage… je crois que sur le plan organisation, les Fouladous sont désormais au point pour la 5e édition, qui proposait toujours des avantages au camping, à l’hôtel Mercure, la pasta party du samedi soir et surtout les deux soins gratuits aux thermes de Balaruc, après la course. 

        

Le 31 km est alors parti à 9 h
 

  

Encore quelques traces d'humidité au départ

 

et « nous », le 15, 30 mn après. Après la photo du départ du 31, j’ai suivi derrière, en survêtement, pour remonter au parking. C’est là qu’un coureur me dit : « Vous n’allez pas avoir trop chaud… », croyant que j’étais du 31 ! Sympa, car preuve d’attention aux autres. «  Pour le 15, non, ça ira… » je lui réponds. « Ah bon… ! ». Alors, mise en tenue. Il n’y avait que le survêt à enlever, le dossard étant déjà pris depuis la veille.

 
Poursuite de l’échauffement, vers le départ, et rencontre d’Alain, un copain du club…des Cyclotouristes Frontignanais, pas spécialement un habitué des trails, mais le seul visage

 Un toutou, pressé d'en découdre, lui aussi !

 

connu de la matinée, et souriant,  finalement...

Au départ du 15 donc, à 9 h 30, ça temporise pas mal. Sérénité pour ne pas dire fermeture, chez certains. De l’agitation et beaucoup de tchache chez d’autres… à chacun sa manière d’attendre. Et c’est parti…. enfin ! Un bon kilomètre sur la route qui mène au rond point de la Cible et du terrain de moto-cross, avant donc d’aborder les premières pierres et la terre, humide et collante- glissante, au bord des vignes à muscat, avec déjà un petit coup de c…, et avant  de faire face au « monstre » de montée où s’égrainent déjà les 100 premiers, à la queue-leu-leu devant moi. Je ne souffre pas le martyr mais mon allure n’est pas celle des années passées, ces terres étant celles de mon entraînement dans la Gardiole, au pied de ma porte pratiquement. Les jambes sont lourdes, comme insensibles... Et ça va descendre puis remonter, puis redescendre, dans des pierriers -secs, heureusement- où la terre, collante-glissante, s’insère. Faut toujours regarder où l’on met les pieds. Je ne suis pas le seul à m’armer de prudence et de vigilance. Je me suis vu plus cascadeur par le passé. Après, montées, descentes, dans la garrigue et sur les monotraces étroits dans les chênes verts qui égratignent au passage. J’ai un petit train, des petits pas en montée, qui me fait faire l’élastique avec deux jeunes et un « ancien » comme moi. Au ravitaillement du 8e km, je ne sais pas quel verre prendre entre les deux servis par deux sourires de bon aloi. Je prends les deux alors ! Quelques portions de grands chemins à vététistes nous font un peu souffler et nous rapprochent du ravito du 11e km. Sur les quatre derniers km je décris le terrain à 100 m près, aux autres qui s’inquiètent, car  je retrouve mon terrain connu d’entraînement. Une fille, une audoise, compare la Gardiole au massif de la Clape (près de Narbonne) ; elle a sûrement raison, le calcaire et ses pierres y étant semblables.

 
Enfin la grande descente dans le pierrier du moto-cross, qui en refroidit deux, qui disent que ce n’est pas leur truc. « Eh, c’est un trail ! » leur fais-je remarquer. Ils me rattraperont sur le dernier km de route qui mène à l’arrivée, que je rejoins sans trop de mal mais toujours à un petit rythme, bloqué entre 7 ou 8 à l’heure, je pense.


Je passe la ligne, comme d’habitude, sous les applaudissements car…. juste devant le premier du 31 !  J’avale deux verres d’Oasis -même si la chaleur du désert n’est pas encore là !- et ne demande pas mon reste car il faut rejoindre la voiture, dans ce petit vent frais, qui me tue quand je transpire.
 

Je ne suis pas dernier, puisque j’en croise encore en partant mais j’ai terminé et c’est l’essentiel, je n’en demandais pas plus.








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